Le temps vient à bout de tout.

Au début de la fougue pour internet et dès qu’il nous a été rendu possible de créer des weblogs à l’instar des internautes américains, on prenait un vrai plaisir à publier et à recevoir en retour les commentaires de nos lecteurs. C’était un travail interactif très motivant. Petit à petit, ces commentaires s’amenuisèrent au point de disparaître complètement et sans les compteurs de visites, l’existence de lecteurs deviendrait suspicieuse; ceci élimine l’ardeur d’écrire et de publier car à quoi bon prêcher dans le vide.
Les sites sociaux, les salles de chat en tout genre ont affaibli l’enthousiasme des internautes et ont encouragé leur paresse naturelle.
La séance devant l’écran du PC tend à être insidieusement remplacée par des connexions furtives sur les smartphones de toute sorte et a perdu de ce fait sa saveur caractéristique.
Le temps est une machine aveugle qui écrase tout sur son passage et ne se préoccupe guère de l’identité de ses victimes.

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